Comment choisir un groupe électrogène diesel

La plupart des problèmes d’un groupe électrogène se décident bien avant sa fabrication. Un groupe trop petit chauffe, déclenche au démarrage des moteurs et s’use vite ; un groupe largement surdimensionné tourne à faible charge, vitrifie ses cylindres et coûte plus cher que le projet ne l’exigeait. La différence tient à une courte suite de questions, posées dans le bon ordre.

Partir de la charge, pas du groupe

Listez toutes les charges que le groupe doit alimenter, avec leur puissance de fonctionnement et leur mode de démarrage. Additionnez-les deux fois : une fois pour la charge continue, une fois pour le pire instant — le plus gros moteur qui démarre alors que tout le reste tourne déjà.

La puissance s’exprime en kVA et en kW. Le rapport entre les deux est le facteur de puissance, et les groupes électrogènes diesel sont généralement tarés à 0,8 : un groupe de 500 kVA fournit 400 kW. Les moteurs, transformateurs et onduleurs se spécifient en kVA ; les résistances, l’éclairage et les charges résistives en kW. Mélanger les deux unités est la cause la plus fréquente d’un groupe livré sous-dimensionné.

Choisir la classification : principale, à temps limité ou de secours

Le même moteur se vend avec trois chiffres différents, parce que les classifications décrivent des durées de vie différentes. La norme ISO 8528-1 les définit :

ClassificationCe qu’elle prometUsage typique
PRP — puissance principaleHeures illimitées à charge variable, 10 % de surcharge une heure sur douzeSite sans réseau fiable, ou groupe qui porte la charge chaque jour
LTP — puissance à temps limitéJusqu’à 500 heures par an, sans surchargeÉcrêtement de pointes, demande saisonnière, coupures programmées
ESP — secours d’urgenceAlimentation de secours uniquement, sans surcharge, quelques centaines d’heures par anHôpitaux, centres de données, secours derrière le réseau

Acheter une classification de secours pour un service continu est la deuxième erreur la plus fréquente. Si le groupe tourne chaque jour ouvré, il lui faut une classification principale, quoi qu’annonce le tarif.

Trancher d’abord 50 ou 60 Hz

La fréquence est fixée par la vitesse du moteur et par l’alternateur, pas par un réglage. Un alternateur tétrapolaire tourne à 1500 tr/min à 50 Hz et à 1800 tr/min à 60 Hz : ce sont deux machines différentes. Un groupe construit pour une fréquence ne passe pas à l’autre sans changer l’alternateur, régler à nouveau le régulateur du moteur et, souvent, la tension.

Indiquez-nous où le groupe travaillera et quel réseau il alimente. Les plaques des équipements portent la fréquence, et un écart se traduit par des moteurs à mauvaise vitesse, des surchauffes et de l’électronique détruite.

Déclasser en altitude et à température

L’air se raréfie et se réchauffe, et le moteur comme l’alternateur perdent de la capacité. Les motoristes publient des courbes de déclassement ; pour un moteur atmosphérique, l’usage est d’environ 4 % par 500 m au-dessus de 1000 m et de 2 % par 5,5 °C au-dessus de 25 °C. Les moteurs suralimentés perdent moins, mais perdent quand même.

L’alternateur se déclasse aussi, généralement de 3 % par 500 m. Un groupe choisi au niveau de la mer et installé à 2000 m dans un local à 45 °C peut tomber 15 à 20 % sous sa plaque — exactement la marge dont le projet a besoin un après-midi de canicule.

Tenir compte des démarrages moteurs et des charges échelonnées

Un moteur à cage d’écureuil absorbe six à huit fois son courant nominal au démarrage direct. Le groupe le voit comme un appel brutal de kVA et sa tension chute ; la limite d’acceptation habituelle est une chute de 15 à 20 % qui se rétablit en une ou deux secondes.

Trois mesures gardent la situation en main : démarrer le plus gros moteur en premier et les autres en séquence ; utiliser un démarreur progressif, un étoile-triangle ou un variateur de fréquence sur les grosses charges ; et maintenir chaque échelon sous environ 25 à 30 % de la puissance du groupe, sauf si l’alternateur a été choisi pour des blocs plus lourds.

Choisir l’alternateur pour la charge, pas pour le prix

Les alternateurs à balais, comme la série STC, sont simples et économiques, et conviennent aux charges régulières là où la maintenance est accessible. Les machines sans balais, comme la série EL, tiennent mieux la tension sous charge variable, ne demandent aucun entretien de balais ni de bagues et sont préférables pour le démarrage de moteurs et les sites sans surveillance. Si la charge comprend de gros moteurs ou si le groupe doit soutenir un court-circuit pour coordonner les protections, demandez une excitation à aimants permanents.

Fiche de dimensionnement

  • Charge continue en kW et en kVA, et facteur de puissance
  • Plus gros moteur : puissance nominale, mode de démarrage, courant de démarrage
  • Toute charge enclenchée d’un seul coup
  • Altitude, température ambiante et ventilation du local
  • Heures par an et profil de charge — c’est ce qui décide de la classification
  • Tension, fréquence, nombre de phases et régime du neutre
  • Autonomie de carburant requise et présence d’un réservoir journalier
  • Capotage, limite acoustique, tableau de commande et supervision à distance
  • Certifications exigées par le site : CE, conformité ISO 8528, règles du gestionnaire de réseau

Ce qu’il faut nous envoyer pour un devis

Avec ces neuf réponses, nous proposons une série, un modèle et un prix, et nous joignons le calcul de déclassement qui les justifie.

Écrivez à [email protected] ou envoyez la liste par le formulaire de contact. Si vous avez déjà un schéma unifilaire ou un bilan de puissance, envoyez-le : il répond à lui seul à la plupart des questions ci-dessus.

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